Il y a 50 ans : l’Opel GT s’imposait sur le circuit d’Hockenheim

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mar, 25/09/2018 - 10:00


  • Grand moment de la commémoration : 75 magnifiques Opel GT sur le circuit
  • Champion du monde des Rallyes : Walter Röhrl mène la danse avec sa propre GT
  • Designer de la GT : Erhard Schnell à la place du copilote aux côtés de Röhrl
  • Course de légende : Volker Strycek participe avec sa 1900 GT junior

 

Pendant une heure, le circuit d’Hockenheim a fait un break dans son habituel rythme trépidant. Les pilotes venus mettre au point leurs Formule 1 et autres bolides avaient posé leurs outils et s’étaient alignés le long des stands pour contempler le spectacle : 75 Opel GT en parfait état venues de toute l’Europe rugissant sur la ligne de départ. Opel Classic avait fait venir sur le circuit la plus ancienne des GT, datant de 1968 (la « numéro 1 ») et la dernière, sortie en 1973. Le plateau était emmené par Walter Röhrl, champion du monde des rallyes en 1982 sur Opel Ascona 400, et le designer de la GT, Erhard Schnell, qui tenait le rôle de copilote. Les deux étaient assis dans l’Opel GT personnelle de Röhrl, gris métallisé. Volker Strycek, le légendaire pilote, était là aussi, à bord de sa propre Opel GT Junior. Derrière, on ne comptait plus les GT modifiées, tunées par Irmscher ou Conrero. Toutes faisaient partie du Grand Tour, une concentration commémorative organisée sous l’égide des Clubs européens de GT, et qui s’est déroulée entre le 19 et le 22 septembre. Le grand final ayant eu lieu le samedi au centre d’essai Opel de Dudenhofen.

Si les Opel GT se sont retrouvées pour un petit « run » sur le circuit d’Hockenheim, c’était pour fêter le 50e anniversaire de la mythique sportive de Rüsselsheim. Il y a presque cinquante ans, du 21 au 29 octobre 1968 pour être précis, Opel avait choisi ce circuit pour présenter à la presse sa dernière-née, la GT. Pour cette présentation, le constructeur avait réuni 41 Opel GT 1100 et Opel GT 1900, et avait amené 44 sportives de la marque à l’éclair, allant de la Kadett Rallye à la Commodore GS. Journalistes, concessionnaires, vendeurs, clients et pilotes avaient alors pu se rendre compte des qualités de la voiture dans des conditions idéales. Et pour ne pas faire mentir le slogan publicitaire, qui disait que « seul voler est plus agréable », les pilotes de rallye suédois Lillebror Nasenius (champion d’Europe 1966 sur Opel Rekord) et Sylvia Österberg montraient de quoi était capable la nouvelle voiture de sport de Rüsselsheim. Même de sauter !

Cinquante ans plus tard, c’est le double champion du monde Walter Röhrl qui, au volant de son Opel GT sur le circuit d’Hockenheim, a montré qu’il n’avait rien perdu de sa superbe. Le roi de la trajectoire idéale a acheté son Opel GT à un ami de longue date. En 1982, Herbert Fabian avait permis de sauver le deuxième titre mondial de Röhrl : le chef mécanicien d’Opel avait réussi à installer dans la nuit un nouveau train arrière sur l’Ascona 400 lors du Rallye de la Côte d’Ivoire. Röhrl et son copilote, Christian Geistdörfer, avaient ainsi pu remporter le rallye et donc le Championnat du monde.

En 2016, Walter Röhrl avait rendu visite à son ami à l’occasion de son anniversaire à Trebur, dans la Hesse. Fabian lui avait montré une GT gris métal en parfaite condition et lui raconta qu’il avait mis dix ans à restaurer totalement le coupé, mais que désormais il avait trop de mal pour se glisser à bord de cette sportive devenue un peu étroite pour lui. « Accepterais-tu de me la vendre ? » lui avait alors demandé spontanément le double champion du monde des Rallyes. Et c’est ainsi que Walter Röhrl en fit l’acquisition. « Il y a trois raisons qui expliquent pourquoi je voulais une GT, » explique Röhrl à Hockenheim. « La première est que, dans ma jeunesse, tout le monde, y compris moi, rêvait de cette voiture. Et puis, cette voiture me rappelle le bon temps, où je gagnais avec Opel et c’est enfin le signe de mon amitié avec Herbert Fabian. »

Pendant le Grand Tour, Walter Röhrl a aussi rencontré pour la première fois l’artiste qui a donné à la GT sa ligne fabuleuse, Erhard Schnell. Aujourd’hui âgé de 91 ans, le designer est toujours aussi fier de sa création. « Les réactions ont été extrêmement enthousiastes en 1968, mais j’ai l’impression qu’aujourd'hui la GT dispose d’un capital de sympathie encore plus grand, » constate-t-il. A Hockenheim, Erhard Schnell a assumé le rôle de co‑pilote de Walter Röhrl. De retour dans le paddock, Walter Röhrl a eu une idée : il a demandé à Schnell de signer sa GT sur l’un des légendaires phares pivotants. C’est la première fois que Röhrl demande un autographe à quelqu'un.

Grand Tour 2018 : pilotes célèbres et superbes Opel GT

Tous ceux qui ont été mêlés à l’aventure de l’Opel GT avaient tenu à faire partie des festivités qui se tenaient à Hockenheim : le Président de l’American Club GT, Gil Wesson, avait franchi l’Atlantique pour être au rendez-vous. Au début de l’année, il avait déjà organisé un circuit anniversaire de huit jours sur la légendaire Route 66. Le boss du Grand Tour est toutefois Olaf Moldzen. L’Allemand dirige la Fédération européenne des Clubs Opel GT. Elle comprend actuellement 28 clubs comptant 1.450 membres et 1.550 véhicules. Il va sans dire que Moldzen était aussi présent à Hockenheim avec sa GT 1900 de 1969 – une voiture modifiée par Irmscher. A propos de voitures de course : en plus d’une autre Opel modifiée par Irmscher, on pouvait voir sur la piste une Conrero GT. L’héroïne de la Targa Florio 1971, où elle s’est battue magnifiquement contre des opposantes nettement plus puissantes qu’elle, dont quelques Porsche. Il ne fallait pas manquer non plus la magnifique GT Junior 1900 orange, propriété de Volker Strycek.

Une voiture, deux moteurs, un rêve européen

En 1968, la première Opel GT sortait de chaîne, après avoir été validée dans le tout récent centre d’essais Opel de Dudenhofen. Le coupé sport était la première illustration de la coopération franco-allemande, et donc une vraie voiture européenne. Ayant déjà travaillé sur des projets communs, le carrossier Chausson et Brissonneau & Lotz était chargé du travail d’emboutissage, de ferrage, de peinture et de montage de l’intérieur de la GT. Puis les carrosseries étaient envoyées en Allemagne pour le montage final de la mécanique et des trains roulants.

Les acheteurs de GT se voyaient offrir le choix entre deux motorisations à quatre cylindres : un bloc de 1,1 litre et 60 ch issu de la Kadett et l’autre – 1,9 litre et 90 ch – venant de la Rekord. Dès le départ, ce fut la GT 1900 qui rencontra le plus de succès. La vitesse maximale de 185 km/h et le zéro à 100 km/h en 11,5 secondes étaient conformes aux attentes des acheteurs. Les roues arrière étaient entraînées par une boîte manuelle à quatre vitesses. Les clients européens n’optaient presque jamais pour la boîte automatique trois vitesses proposée en option, mais de l’autre côté de l’Atlantique, ce type de transmission rencontra l’adhésion. Près de 70% des 103.463 GT produites sont parties pour les Etats-Unis. Retour de balancier : beaucoup de ces exportations sont maintenant de retour en Europe, et certaines d'entre elles étaient là pour célébrer le 50e anniversaire de l’Opel GT – pour le Grand Tour 2018.

 

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  • Ron Dubois
    Ron Dubois
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